dimanche 24 novembre 2013

Réforme Peillon, semaine de 5 jours : Lettre à une directrice d'école

Madame la Directrice,

De nombreux parents d’élèves et enseignants de l’Ecole Saint-Gabriel s’opposent à la mise en place de la réforme Peillon, et notamment au retour à la semaine de 5 jours.

Cette réforme prétend alléger les rythmes scolaires. Or c’est exactement le contraire qu’elle prépare. Prétendre alléger les rythmes scolaires en supprimant le repos du mercredi matin est une absurdité, un non-sens, un mensonge éhonté, une supercherie.

Levés tôt le mercredi, aussi, privés de ce salutaire moment de récupération du milieu de semaine, les enfants n’auront plus l’énergie de pratiquer de vraies activités périscolaire, les activités périscolaire de leur choix (danse, sport, arts plastiques, musique).

Dans les municipalités où la réforme est déjà effective, celle-ci se solde par un échec.
Faute de moyens, les activités périscolaires s’y traduisent le plus souvent par d’interminables séances de coloriage, des garderies confiées à des personnels de fortune totalement incompétents.
Le terme même d’activités « périscolaire » est usurpé par la réforme, puisqu’au travers de celle-ci, le système scolaire, précisément, s’approprie ces activités.

Y aura-t-il un prof d’équitation l’année prochaine à Saint-Gabriel ?
Un prof d’escrime ? De tennis ? Un prof de danse ? De violon ? De mandole ?...
Non, bien sûr. En revanche, le temps et l’énergie nécessaires à la pratique de ces activités seront engloutis par l’école pour la pratique d’activités non choisies.
C’est une atteinte caractérisée aux libertés individuelles.

A l’heure où certaines communes font machine arrière par rapport à la réforme, alors que 54% des Français y sont opposés et seulement 22% favorables (sondage CSA/BFM 11/2013), alors qu’un nombre croissant de maires appelle à son boycott, nous vous demandons de prendre acte de notre position et de renoncer à la mise en place de la réforme Peillon à la rentrée 2014.

Veuillez agréer, Madame la Directrice, nos sincères salutations.

mardi 19 novembre 2013

Vers la fin de l’état de droit ? (Réponse à Jacques Julliard, édito de Marianne du 9/11/13)

Vers la fin de l’état de droit ?

Peut-être, monsieur Julliard, peut-être.
Et tant mieux.
Parce que l’état de droit ne représente plus rien.

La situation explosive que nous connaissons aujourd'hui résulte de vingt années de brimades et d’atteintes aux libertés, de mesures prises par la France contre les Français, sous l’impulsion de quelques lobbies et groupuscules très actifs, infiltrés au plus haut niveau de l’Etat.
Écologistes, francs-maçons, homosexuels : Ils ont littéralement confisqué la démocratie et sévissent, et dictent leurs lois dans le plus grand mépris de la volonté populaire.

Contrairement à ce que vous affirmez avec une emphase ridicule dans votre éditorial de Marianne du 9/11, l’écotaxe n’est pas « une loi votée à l’unanimité, proprement jetée en holocauste à la colère bretonne ». L’écotaxe est une invention de quelques psychopathes écolos, imposée à Sarkozy nouvellement élu lors du grenelle de l’environnement. L’UMP avait consigne de la voter pour honorer les accords électoraux du second tour de l’élection présidentielle.
Les écolos représentaient alors ... 1,57% de l'électorat !
Dans ce contexte, oser arguer que l’écotaxe est une loi votée à l’unanimité, c’est juste du foutage de gueule, monsieur Julliard.
Vous poursuivez ainsi : « Dans cette affaire, la rue a eu le dernier mot contre la loi, contre le Parlement, contre le gouvernement ».
Dois-je vous rappeler que c’est ainsi qu’ont été obtenues les plus grandes avancées de notre histoire ?
Les Français ont voté Hollande pour virer Sarko. Pas pour que les homosexuels puissent adopter des enfants. Vous voyez ce que je veux dire ? Faut-il donner d’autres exemples ?
Face à ce genre de trahison, de falsification, d’usurpation, oui, il est salutaire que la rue fasse capituler la loi, le parlement, le gouvernement.

L’état de droit, tel que nous le vivons depuis vingt ans est une mascarade, une bouffonnerie, où les grands principes servent à faire passer les projets les plus répressifs, les plus ignobles, les plus absurdes.

On met en avant l’allègement des rythmes scolaires, et on supprime une semaine de vacances en été, au profit des vacances d’hiver. Comme si une semaine début juillet, quand les journées sont longues, et (théoriquement) ensoleillées, était équivalente à une semaine en février, quand il fait froid, qu’il fait nuit à 5 heures de l’après-midi, et qu’on est cloîtré à la maison.
Et on supprime le salutaire matin de récupération du milieu de semaine.
Levés tôt le mercredi aussi, les enfants n’ont plus l’énergie de pratiquer de VRAIES activités périscolaire, les activités périscolaire de leur CHOIX (danse, sport, arts plastiques, musique). Vous voyez ce que je veux dire ?
Soit Vincent Peillon était conscient de ces effets de bord au moment où il rédigeait sa loi, et c’est un pervers. Soit il ne l’était pas, et c’est un idiot, et le fait qu’il ait eu son bac à seize ans n’y change rien.
Quoi qu’il en soit, ne vous déplaise monsieur Julliard, Vincent Peillon, sa réforme de merde, bien qu’approuvée par le gouvernement, bien que votée par le parlement, la rue va lui faire bouffer. Par les trous de nez.

Alors, vers la fin de l’état de droit ?
Peut-être, monsieur Julliard, peut-être.
Et c’est tant mieux, et sans regrets.

AV 14/11/2013

mardi 15 octobre 2013

Deux Autolib en flammes dans le 20ème arrondissement

"Libre comme l'air"
"Zéro odeur"
C'est écrit dessus !
Ça fait sourire quand on voit les photos ...
Sans compter qu'en temps normal aussi, ces petits engins ne sont pas aussi propres qu'on voudrait nous le faire croire :
Ils sont bien, d'une manière ou d'une autre, reliés à une centrale nucléaire, non ?

Et puis il faut bien les déplacer d'une station à une autre en fonction de la demande.
Quel est l'impact carbone des remorquages, du nettoyage de ces véhicules en partage, de leur entretien, de leur réparation ? De leur remplacement fréquent, de leur recyclage ?
De la création et de l'entretien des stations ?

Sans compter la pollution induite qu'ils génèrent, en participant à la stratégie de pénurie des places de stationnement voulue par Denis Baupin et Bertrand Delanoë :
30.000 places de stationnement ont été supprimées à Paris entre 2002 et 2012, dont celles affectées aux stations Autolib.
Autolib, Vélib, transports de fonds, places livraisons 24h/24 en enfilade (au cas où), place pour handicapés imaginaires, sempiternellement inoccupées, emplacements vélos et motos créés sur la chaussée plutôt que sur l'immense terre-plein du boulevard, travaux d'un tram quelconque, travaux d'aménagements bidons, travaux de complaisance envers des entreprises de voirie copines avec la mairie, pistes cyclables utilisées au mieux trois mois par an ...
Autant d'automobilistes qui tournent et tournent dans leur quartier après une journée de boulot dans l'espoir d'enfin trouver une place et pouvoir rentrer chez eux ...

Face au harcèlement que subissent les automobilistes depuis l'arrivée de Sarkozy à l'Intérieur et de Delanoë à la mairie de Paris en 2002, conscients que ni la droite ni la gauche n'y mettront un terme, bien au contraire, que chacune ira de sa petite mesure sadique supplémentaire, n'est-ce pas monsieur Valls, il serait normal qu'il y ait de temps en temps un petit symbole qui saute.
Salutaire même qu'il y ait une résistance face à la dictature verte qui s'est illégitimement emparée du pouvoir, à Paris comme ailleurs.

Alors, défaillance technique ou acte de révolte ?
Peu m’importe : Ce petit fait divers, dans la mesure où il n'y a pas eu de victime, m'a procuré énormément de joie !!!

jeudi 4 juillet 2013

Delphine Batho virée du gouvernement : La bonne nouvelle du jour !

Les écolos, incrustés dans tous les gouvernements, aussi bien à droite (grenelle de l’environnement) qu’à gauche, nous pourrissent la vie depuis 20 ans, alors qu’électoralement ils ne représentent qu’un à deux pourcents …
Il est bon qu’on leur apprenne un peu à fermer leur gueule et à se remettre en cause.

Photo d'archives : REUTERS/Stéphane Mahé

Il faudra entre 15 et 30 ans pour amortir le déficit carbone lié à la construction du tram dans une ville moyenne (Angers, Dijon).
Il faudra 50 ans au bas mot pour Paris.
Et cela ne tient pas compte des sur-pollutions dues à la réduction du nombre des files affectées à la circulation automobile, réduction en nombre, mais aussi en largeur. Des automobiles, camionnettes, motos qui roulent un tiers de temps en plus pour effectuer le même parcours, ça n’est pas neutre en matière de consommation (épuisement et gaspillage des ressources) et d’émissions de Co2. Le tram est donc clairement, de fait, par la place qu’il occupe, fauteur d’un surcroit de pollution. Et n’oublions pas que, tout comme pour les autolib, il y a des centrales nucléaires qui tournent pour les alimenter en énergie.
Cela ne tient pas compte non plus des progrès qui interviendront immanquablement dans les prochaines années, avec, notamment, la vulgarisation des moteurs hybrides, équipant désormais des véhicules grand public (Toyota Yaris).
Lorsque le tram aura amorti son déficit carbone, il sera tout simplement obsolète.
Quand aux éoliennes, elles s’avèrent incapables de produire ne serait-ce que l’électricité nécessaire aux villages qu’elles défigurent.
Tram, éoliennes, autolib, autant de projets absurdes qui font les beaux jours d’un cartel bien connu d’industriels et d’entreprises de travaux publics ...
Alors ce matin, je me sens un peu vengé des brimades que nous subissons depuis 20 ans.
Une militante écolo qui se fait jeter, ça me fait franchement plaisir !

D’autres ministres écologistes prêts à démissionner ?
Waoh ! Cerise sur le gâteau !


J’ajouterai pour préciser, qu’avant les travaux du tram, les boulevards extérieurs servaient de délestage au périphérique, notamment sur sa partie sud qui ne comporte que deux voies.
Au quotidien, ou en cas d’accident, sur le périph lui-même, sur l’A4 ou l’A6, la répartition des véhicules sur les deux axes permettait une meilleure résorption des bouchons.
Pendant les dix longues années qu’ont duré les travaux, commencés en juillet 2003, ce ne fut pas le cas.
Un véhicule bloqué sur le périphérique restait bloqué sur le périphérique, et continuait de consommer du carburant (gaspillage des ressources), et d’émettre des particules.
Multiplié par le nombre de véhicules, sur dix ans, je vous laisse imaginer l’ampleur de cette pollution supplémentaire, dont les écologistes, Denis Baupin en tête, sont les seuls responsables, et coupables.
Depuis la fin des travaux, la multiplicité des feux tricolores, des ralentisseurs, l’étroitesse des files ne permettant pas le passage des scooters et des motos, les trottoirs agressifs à angles saillants, tout a été mis en œuvre pour dissuader les automobilistes d’emprunter les boulevards extérieurs autrement qu’en desserte locale. La sur-pollution écologiste perdure donc aujourd’hui.
En région parisienne, le tram, au-delà même de ses travaux de construction, au-delà même de sa consommation, constitue, aujourd’hui encore, de façon induite, une réelle source de pollution.
Si l’on prend en compte tous les paramètres et effets de bord, on arrive à la conclusion que son déficit carbone ne sera amorti, paradoxalement, que du fait des progrès de l’industrie automobile !

AV, 03/07/13

dimanche 14 avril 2013

Scolarité : Non à la semaine de 5 jours

Bonjour monsieur le ministre.

« L’intérêt général, c’est l’intérêt des enfants » proclamez-vous dans toutes vos interviews.
Alors voilà.
Aujourd’hui, c’est une petite fille de 9 ans (avec l’aide de son papa) qui vous écrit, pour vous dire qu’elle ne veut pas aller à l’école le mercredi matin. Ni après-midi d’ailleurs.
Et pas davantage le samedi, autant le dire tout de suite.
Quatre jours d’école par semaine, c’est bien suffisant.

Le mercredi, je me lève entre 9 heures et 9 heures et demie.
Je suis éveillée depuis un petit moment, mais je reste dans mon lit pour bouquiner un peu.
Je prends mon temps.
J’entre en douceur dans cette journée.
Ça me fait du bien, cette petite grasse matinée en milieu de semaine.
Ensuite, je descends prendre mon petit déjeuner.
J’apprécie de pouvoir prendre un vrai petit déjeuner le mercredi matin, plutôt que la tartine avalée en toute hâte les autres jours, parce qu’on est pressé, et de mauvaise grâce,  parce qu’on n’a pas faim à 7h45.
L’horloge biologique, vous connaissez ? Non, apparemment.
Parallèlement, je regarde un DVD : Titeuf, Tom et Jerry ...
Ça me met de bonne humeur.
Après le petit déjeuner, tout en continuant de regarder mon DVD, je dessine : des châteaux,  des princesses, des sirènes, des robes.
Mes parents ont toujours accordé une grande importance à mes dessins. Souvent, ils les encadrent et les mettent au mur.
Ensuite, je fais mes devoirs.
Ça, ça me met de moins bonne humeur !
Enfin, je monte faire ma toilette et m’habiller, coiffer mes cheveux en prenant soin de bien les démêler, en douceur comme ils le méritent, et non pas en tirant dessus comme un jour d’école.
Lorsque je redescends, il est l’heure de déjeuner.
Hé oui, déjà.
Ça passe vite une matinée, monsieur le ministre, quand on est bien occupé.
L’après-midi, je vais à la Maison des Arts, de 14 heures à 15 heures 30.
On y apprend des techniques, que l’on met en application dans nos dessins, lesquels seront exposés à la fin de l’année.
C’est un moment de calme, et un moment riche.
Les profs sont respectés, la matière enseignée est respectée, le matériel est respecté.
Parce que les enfants qui viennent ici ne sont pas obligés.
Il n’en sera pas de même dans les garderies périscolaires que vous vous apprêtez à mettre en place.
Lorsque je rentre à la maison, il n’est pas loin de 16 heures, l’heure du goûter.
A 16 heures 30, je prépare mes affaires pour la danse : Le cours commence à 17 heures.
Il est 18 heures lorsque celui-ci prend fin.
Je suis épuisée, mais heureuse.
J’ai profité d’une matinée tranquille, et l’après-midi j’ai pratiqué des activités que j’ai choisies et que j’aime.
Vous voyez, monsieur le ministre, il n’y a pas de place dans mon emploi du temps pour l’école le mercredi.

Pendant que nous y sommes, monsieur le ministre, à propos des vacances, je voulais vous dire que j’en ai assez de voir mes vacances d’été, grignotées d’année en année au profit de vacances d’hiver.
En février, il fait froid, il fait nuit à 5 heures de l’après-midi, on est cloîtré à la maison.
On n’a que faire de deux semaines à ce moment là.
Une semaine début juillet n’est pas équivalente à une semaine à une autre période de l’année.
Plutôt que de battre la campagne pour « expliquer » votre réforme, peut-être devriez-vous vous taire un peu, et écouter ce que les gens désespèrent de vous faire comprendre.

Vous prétendez vouloir alléger le rythme scolaire.
Ce que vous êtes en train de faire, c’est tout le contraire.