mardi 19 novembre 2013

Vers la fin de l’état de droit ? (Réponse à Jacques Julliard, édito de Marianne du 9/11/13)

Vers la fin de l’état de droit ?

Peut-être, monsieur Julliard, peut-être.
Et tant mieux.
Parce que l’état de droit ne représente plus rien.

La situation explosive que nous connaissons aujourd'hui résulte de vingt années de brimades et d’atteintes aux libertés, de mesures prises par la France contre les Français, sous l’impulsion de quelques lobbies et groupuscules très actifs, infiltrés au plus haut niveau de l’Etat.
Écologistes, francs-maçons, homosexuels : Ils ont littéralement confisqué la démocratie et sévissent, et dictent leurs lois dans le plus grand mépris de la volonté populaire.

Contrairement à ce que vous affirmez avec une emphase ridicule dans votre éditorial de Marianne du 9/11, l’écotaxe n’est pas « une loi votée à l’unanimité, proprement jetée en holocauste à la colère bretonne ». L’écotaxe est une invention de quelques psychopathes écolos, imposée à Sarkozy nouvellement élu lors du grenelle de l’environnement. L’UMP avait consigne de la voter pour honorer les accords électoraux du second tour de l’élection présidentielle.
Les écolos représentaient alors ... 1,57% de l'électorat !
Dans ce contexte, oser arguer que l’écotaxe est une loi votée à l’unanimité, c’est juste du foutage de gueule, monsieur Julliard.
Vous poursuivez ainsi : « Dans cette affaire, la rue a eu le dernier mot contre la loi, contre le Parlement, contre le gouvernement ».
Dois-je vous rappeler que c’est ainsi qu’ont été obtenues les plus grandes avancées de notre histoire ?
Les Français ont voté Hollande pour virer Sarko. Pas pour que les homosexuels puissent adopter des enfants. Vous voyez ce que je veux dire ? Faut-il donner d’autres exemples ?
Face à ce genre de trahison, de falsification, d’usurpation, oui, il est salutaire que la rue fasse capituler la loi, le parlement, le gouvernement.

L’état de droit, tel que nous le vivons depuis vingt ans est une mascarade, une bouffonnerie, où les grands principes servent à faire passer les projets les plus répressifs, les plus ignobles, les plus absurdes.

On met en avant l’allègement des rythmes scolaires, et on supprime une semaine de vacances en été, au profit des vacances d’hiver. Comme si une semaine début juillet, quand les journées sont longues, et (théoriquement) ensoleillées, était équivalente à une semaine en février, quand il fait froid, qu’il fait nuit à 5 heures de l’après-midi, et qu’on est cloîtré à la maison.
Et on supprime le salutaire matin de récupération du milieu de semaine.
Levés tôt le mercredi aussi, les enfants n’ont plus l’énergie de pratiquer de VRAIES activités périscolaire, les activités périscolaire de leur CHOIX (danse, sport, arts plastiques, musique). Vous voyez ce que je veux dire ?
Soit Vincent Peillon était conscient de ces effets de bord au moment où il rédigeait sa loi, et c’est un pervers. Soit il ne l’était pas, et c’est un idiot, et le fait qu’il ait eu son bac à seize ans n’y change rien.
Quoi qu’il en soit, ne vous déplaise monsieur Julliard, Vincent Peillon, sa réforme de merde, bien qu’approuvée par le gouvernement, bien que votée par le parlement, la rue va lui faire bouffer. Par les trous de nez.

Alors, vers la fin de l’état de droit ?
Peut-être, monsieur Julliard, peut-être.
Et c’est tant mieux, et sans regrets.

AV 14/11/2013

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